Lundi, mars 3, 2008...23:05

De l’essence de la motivation…

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Il y a des lunes de fatigue qui me séparent du sommeil. Jusqu’à maintenant, j’ai tenu sans le coup de poing, j’ai persévéré en voyant toujours un défi où la hauteur était un pallier stimulant et où l’échelle me donnait le vertige sans inculquer le goût d’abandon.

Depuis, le tout a un peu changé: l’échelle n’est plus vertige et soif, mais plutôt désir du néant et de m’y jetter. Vivais-je la perte de sens? Mon but est-il si diffus qu’il devient intangible? Ce but que je ne caresse qu’idéalement alors qu’il devrait être présent idéellement.

Comment retrouver la motivation? Se rappeler que l’an prochain j’aurai plus de temps? Fuite dans le temps: ABANDON! Garder en souvenir ce qui constitue ma motivation première? Peut-être, mais cela me semble insufisant…
J’ai la fatigue crânienne; celle qui tire sur les mâchoires et qui nous fait grincer les dents sans qu’on le sache…

Corbeau innocent de mes nuits sans rêves qui, dans un croassement, ramène le mensonge du cauchemard. Fait honte à toi-même et hurle à la lune plutôt que d’effrayer l’enfant de mes désirs, celui qui gît encore dans ma tête et que la réalité n’a jamais voulu enfanter pour qu’il puisse un jour devenir adulte.

Ma déficience est celle d’un alcool trop fort qui renvoie le verbe au fond des mystères oubliés du devenir vérité de misère. Alcool au lèvres bleues qui désinfecte l’âme et isole dans une ivresse apolinienne où l’on est allé trop loin. Si la Gaspésie brûle d’appétit pour nous manger c’est que, faute de travail, Cronos s’y est installé.

La vie ne pallie pas à mes désirs et mes désirs pâlissent la vie…

Création de la naissance et de la mort, je me rapproche constamment de toi pour trouver un essence, un carburant à ma cause: libérer ce qui n’est pas dit, faire lever le voile de mensonge que supporte la vérité et trouver la vérité au sein même de ce mensonge.

J’ai peine a comprendre l’indifférence… j’aurais crû l’aliénation plus douloureuse, ou du moins, plus palpable; et tous courent comme des brebis galeuses en oubliant de se demander pourquoi le bonheur est un artifice…?

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