Dimanche, mars 16, 2008...17:32

L’histoire en vase clos…

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C’est dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte que Marx écrivait: «Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter: la première fois comme une tragédie, la seconde fois comme une farce.»
MARX, Karl. Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, éditions sociales, Paris, 1969, p. 15.
Le 28 octobre 1922, Benito Mussolini, dit «Il Duce», marchait sur Rome. C’était sa conquête sur la république italienne, le pape Pie XI applaudissait; le monde apprendra plus tard que tous celà était orchestré à l’avance. Le fascisme ne c’est pas hissé au pouvoir par la force, il en aurait été incapable. Le fascisme n’est pas devenu puissant par la peur. C’est par la ruse que le fascisme a triomphé, c’est en ayant l’air de rien qu’il est devenu puissant.
Le triomphe du fascisme a commencé dans l’accumulation de petite mesure prête à charmer Vittorio Emanuele III di Savoia, qui finalement acquiessa le partage du pouvoir au Parti national Fasciste qui incarnait la volonté corporatiste d’une économie forte au sein de l’Italie moderne. Voilà pour la tragédie…
***
Le 14 mars 2008, Claude Corbo recteur de l’Université du Québec à Montréal, demandait à la Cour supérieure du Québec une ordonnance d’injonction interlocutoire provisoire, puis d’une injonction interlocutoire et d’une injonction permanente. Les mesures présentent à l’intérieur de cette demande d’ordonnance représentent un risque réel de dérapage dans l’interdiction de droits civils et humains fondamentaux. Claude Corbo n’est pas un homme d’État puissant, c’est de peine qu’il inspire la peur. Claude Corbo semble être en opération de charme, il courtiserait l’Honorable Michelle Courchesne – Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et Ministre de la Famille – en cherchant à gagner la faveur de ses supérieurs afin que ces derniers lui laissent toute la liberté d’agir. Il semble faire fi des concéquences que cela pourrait avoir – peut-être pas? – sur l’ensemble de la société et ce, sur le long terme.
La volonté de triomphe de Claude Corbo pourrait bien avoir des conséquences d’une tristesse inouïe sur la population du Québec. Le calme plat qui règne en ce moment montre bien que l’éventualité d’une telle chose n’est jamais bien loin. Le silence qui plane sur cette mesure d’exception qui a comme volonté d’être permanente démontre que l’inconstitutionnalité de certaines mesures n’est pas suffisante pour ne pas les rendre effectives sur un plan répressif. Nous assistons à la criminalisation de la dissidence et de la parole libre. Je suis triste de voir que nombreux y assistent les bras baissés. Voilà pour la farce…
Vous ne la trouvez pas drôle?
L’histoire ne blague pas…

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