L’étau du temps se ressere sur mon existence. Tout est calculé, chaque jour est dans un rapport atavique avec celui qui le précède. Je m’amoindris et les journées s’allongent.
Passer à autre chose, je me dois de le faire car le néant me guette…
Plus il passe, ce temps, moins il se montre apte à revenir avec des déterminations débonnnaires.
Cesser de laisser la peur régir ma relation avec ma cénesthésie, ma sensibilité organique.
Que faire afin de renverser son rapport à la vie, à sa propre vie ?
Toujours rechercher une nouvelle assise avec des humeurs vieillottes; courir sur place mes jambes fonctionnant comme des pédaliers sans manivelles.
