Aujourd’hui dans le courrier une offre promotionnel pour la revue The Economist. Je ne sais pas comment on en est arrivé là; probablement le fait que j’ai offert en cadeau le National Geographic et que cette société a vendu les informations qu’elle avait sur moi. Qui sait?
Dans cette offre, on tente, évidemment, de me tenter. Le dépliant est d’une dangereuse provocation, j’aurais quasiment envi de le «scanner» pour vos yeux, mais j’ai peur d’avoir à vous référer des optométristes ou des psychanalystes par la suite.
En couverture, on y lit: 194 Countries. 1 Interpreter.
Et par la suite, nos pupilles s’écarquillent pour lire de jolies titres comme: Iraq and Afghanistan; Must they be wars without end? ou encore; Beware! China!
La deuxième page fait état de la conception du monde tel que vu par The Economist:
The six regions of the world: The Americas, United Stated [Il parait que ce n'est plus en Amérique], Europe, Britain [Quand la Grande-Bretagne est devenue une île, tout a changé], Middle East and Africa [Juste une région, mais elle a son pesant d'or ou plutôt de pétrole et de sang], Asia.
Et cette magnifique citation: «Read by more presidents, prime ministers, and chief executives around the world – no other publication covers so many areas of the globe…» [Voir ci-haut] C’est sûr que si on en invente…
Ensuite, on nous soumet à une rigoureuse liste de personnalités qui nous dévoilent leur amour pour la revue. Avec des témoignages de Gordon Brown, Henry Kissinger et Bill Gates.
Mais ma préférée est définitivement celle de Larry Ellison, un homme méconnu qui mérite à sortir de l’ombre:
«I used to think. Now, I just read The Economist.»

2 commentaires
Vendredi, juin 6, 2008 à 22:35
Ce que tu écris me donne envie de retourner à l’université, suivre des cours du soir. Moi-même écrivain, j’ai su aller chercher les bonnes ressources institutionnelles qui m’ont permis, comme toi, de développer en un tout jeune âge, mon plein potentiel créateur. En parcourant tes écrits, j’ai su déceler la verve et le souffle des jeunes âmes promptes à redresser un monde qui ne prend pas assez le temps de regarder et de contempler la vie qui passe. À rien ne sert de s’essouffler dans des considérations trop vives. Une vie passée au pas de la fenêtre en parcourant les alinéas de la plume vaut mieux que celle passée à parcourir les aléas de la vie. J’ai par trop souvent dans mon existence vu de pauvres diables empressés, qui suaient sangs et eaux pour modifier une vie qu’ils ne pouvaient tout bonnement accepter. C’est avec cette acceptation que parvient le délice de l’existence, ceux des bons vins et des bons fromages, sans oublier les plus fins plaisirs de la couchette !
Claude Jasmin
Dimanche, juin 8, 2008 à 12:45
Merci pour ces gentils mots, il fait toujours plaisir de savoir que certains apprécient ce que l’on fait.
Au plaisir,
L’Amnésique