Dimanche, juin 22, 2008...21:37

Une situation, une métaphore, un clip et un peu de patience.

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Je suis un peu fatigué de moi-même en ce moment, je me suis même acheter de nouvelles lunettes solaire pour faire changement, ça fonctionne un peu, mais rien de très satisfaisant. Ce ne sont que des lunettes, des belles lunettes, mais que des lunettes quand-même. Il ya plein de chose que j’aimerais partager et la seule chose qui revienne constamment me hanter c’est ma flagrante incapaciter à communiquer ce que je veux exprimer.

J’écris, donc, à propos du fait que j’ai de la difficulté à écrire. Ce n’est ni la première, ni la dernière fois. Tout cela est probablement normal, mais je ronge mon frein car je me sens privé d’une certaine part de ma liberté… c’est vraiment un étrange sentiment. J’ai lu Pasolini, lui qui me permet toujours de m’envoler et je suis resté au sol; c’est même lui en personne qui cognait les clous qui me retenaient contre mon gré à ce plancher un peu trop tangible. J’ai peur.

Je voudrais écrire sur Pasolini, je voudrais écrire comme Pasolini. Je voudrais vivre en écoutant Ligeti, j’ai tant de chose à dire sur Ligeti, je voudrais voir le monde comme Ligeti. Probablement n’obtient-on jamais satisfaction, et c’est normal et souhaitable. Depuis quelques temps le processus n’est plus le plaisir il est le fardeau; il est processus de tenter d’entrer dans un nouveau processus et là se loge la fatique.

György Ligeti, Étude 13, The Devil’s Staircase, interprétée par Greg Anderson.

2 commentaires

  • Existence oubliée

    Il me fait plus que plaisir de savoir c’est apprécié par d’autres que moi! La mise en scène du début est un peu ridicule, mais je pense que la pièce est tellement puissante que ce prologue se confine lui-même dans le ridicule. L’interprétation qui suit est tout simplement époustouflante!

    Au plaisir,
    L’Amnésique

  • Je ne connaissais pas ce truc de Ligeti. Merci! J’adore.


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