Vendredi, août 1, 2008...21:38

Attentes dérivées

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Les nuages forment des images monstrueuses sur le contre-jour du crépuscule et j’avale les dernières gouttes d’un verre de vin qui, aussitôt vide, sera rempli jusqu’à ce que mort s’en suive. Celle de la bouteille, bien sûr et non pas la mienne.

Une semaine d’hermitage devenue un constat d’échec: la solitude me rend fainéant et non pas créatif. Toutes les illusions que j’avais su entretenir sont mortes et je pleure leur disparition incapable de les laisser partir loin de moi.

Je regarde l’été qui à peine venu part déjà, à moins que tout celà n’ait été qu’un triste mirage.

Je m’enfonce dans des ratiocinations sans queue ni tête à me demander pourquoi je préfère ne rien faire.

J’ai un rouge argentin et un brun cubain pour me faire passer le temps et j’attends. Je suis comme Estragon et Vladimir; j’attends et si la chose que j’attendais finisait par venir je ne sais même pas si je serais capable de l’accueillir.

2 commentaires

  • Bien que ce texte soit libellé « essais », « nouvelles», je me permettrai d’y répondre le plus sérieusement du monde. (Je ne sais pas pourquoi je précise, d’ailleurs… Comme si la littérature ne devait pas être prise au sérieux…)

    « Une semaine d’hermitage devenue un constat d’échec: la solitude me rend fainéant et non pas créatif. »

    Deux semaines auraient peut-être fait l’affaire! Une seule semaine et on vient aux grandes conclusions. Ah la la! Jeunesse impatiente! ;)

    Heureuse de te relire.

  • Existence oubliée

    Je dois spécifier que je suis moi-même heureux d’être «revenu»…
    Pour ce qui est de la littérature, je dois abonder dans ton sens car ce qu’il nous est donné de plus sérieux maintenant se trouve dans la littérature. C’est malheureux d’une part, car ce constat se fait dans l’amertume que j’éprouve à chaque fois qu’il m’est donné d’entrer en contact avec des mauvaises réflexions philosophique ou sociologique et autres; mais, c’est une bonne chose de l’autre côté car je fais d’emblé plus confiance à notre tempérament créateur qu’à notre tempérament producteur. Malheureusement les sciences sociales ont toujours plus été productrices que créatrices. Je pense que cette subtilité est juste et saura la comprendre celui qui s’efforcera à le faire.

    Merci de tes commentaires,
    L’Amnésique


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