Lundi, avril 20, 2009...21:55

Le masque

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Lorsque la philosophie moderne créa, sous différents modes, des philosophies de l’Histoire qui tentaient d’expliquer en quoi la réalisation de la liberté dans le monde était un destin duquel l’humanité ne pouvait pas échapper, elle ne faisait pas simplement qu’énoncé un joyeux paradoxe qui se résumerait à notre condamnation à la liberté. Sans le savoir – et dans son propre dos – elle était grosse de tous les discours qui présentent la condamnation comme une forme de liberté. Les penseurs libéraux sont devenus – qu’ils l’aient voulu ou non – des outils de l’ordre bourgeois.
Toute tentative de récupérer leur programme aujourd’hui n’est qu’un tour d’écrou à l’hypocrisie régnante. Une tâche de la philosophie doit consister à retirer le masque qu’on a imposé aux philosophes modernes, masque qui leur permettait de tuer en gardant le sourire. Les visages ainsi découverts devront une fois de plus être jugés. Ils se pourraient qu’on y trouve de singuliers alliés contre ces professeurs qui sourient sans avoir à se camoufler le visage.

4 commentaires

  • versionscelestes

    Bonjour,

    Merci.

    Condamné par nos paroles
    condamnés par les horizons et les mirages
    de nos peau

  • Existence oubliée

    Il n’y a qu’une condamnation, celle qu’on s’impose à soit même en se convaincant que tout est déjà joué. Notre propre existence est une infinité de possibilité ouverte à l’altérité.

    Au plaisir,

    L’Amnésique

  • versionscelestes

    Bonsoir,

    Et la parole dans tout ça?
    Quel rôle?

    Cordiales salutations.

    Versions.

  • Existence oubliée

    Sommes-nous réellement condamnés par nos paroles? J’en doute, certes je fais souvent l’expérience d’être limité par le langage, mais lorsque je cesse de m’encombrer des nécessités dites logiques un vent d’air frais me permet à nouveau de frissonner.
    À moins que vous vouliez dire que nous sommes comdamnés par les paroles que nous ayons déjà dites, pour les choses que nous ayons déjà pensées? Je crois qu’il y a dans notre humanité une singulière capacité, non pas à l’oubli, mais à l’ouverture sur la possibilité de défaire ce qui a été déjà fait.
    La parole, la discussion, le dialogue sont les lieux par excellence où rien n’est encore joué, où le risque le plus grand peut être amené à interrogation.

    Je dois admettre que le laconisme de la vôtre, de parole, ne me permet pas de savoir si je répond à la question qui m’a été posé! J’espère au moins qu’elle saura, non pas vous satisfaire, mais vous permettre de me relancer!

    Au plaisir,
    L’Amnésique


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