Lundi, septembre 28, 2009...07:08

Le retour du refoulé

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Un petit mois de silence ce n’est pas grand’chose, un mois dans une relative obscurité pour revivre ma vie là où je l’avais quittée. Le même dans un tout différent, je suis devenu métaphore de ce que j’étais et le référent immobile par lequel on m’interpelle tire en arrière le référé qui ne se reconnaît plus.

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Faire son territoire, c’est animal et agréable. Ne pas pouvoir l’établir provoque en moi une colère qui n’est guère plus civilisée. Ce n’est pas mon territoire de manière exclusive, quiconque peut y entrer et venir y vivre. C’est un espace physique qui me ressemble mentalement où mes angoisses ne trouvent pas de prises sur le réel.

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La vie après une parenthèse n’est pas une simple continuation. Vivre cet enchassement de deux moments distincts c’est s’exposé au retour du refoulé, de celui qu’on croyait avoir dépassé comme de celui dont on ignorait l’existence même. Si l’aufhebung se traduit comme dépassement-conservation, celui qui n’y voit que le dépassement positif refoulera la conservation. La laisse autour de son coup se resserera d’un cran alors qu’il pavanera sa liberté nouvellement acquise.

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